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Le ras-le-bol des agriculteurs
August 11, 2008 |
Accablés par les dettes, épuisés par la charge de travail, victimes d’une mauvaise image dans l’opinion publique… L’article Seuls sur la terre de Marie-Hélène Proulx, publié dans l’édition de mai 2008 du magazine Jobboom, dresse un portrait éloquent des difficultés auxquelles sont confrontés les agriculteurs.
Malheureusement l’auteur reprend l’expression politiquement « correct » de gestion de l’offre, alors qu’il s’agit dans les faits d’un système de contrôle des prix…
Commentaires
1 Comment so far
Il s’agit bel et bien d’un système de gestion de l’offre. Ce n’est pas un terme “politiquement correct”, mais un vrai descripteur. En effet, le “contrôle des prix” n’en est qu’un aspect. Car la gestion de l’offre repose sur une évaluation du volume de production que le marché peut absorber, une limite aux importations tolérées (5, 10 ou 15% par exemple) et une distribution en conséquence de “quotas de production” aux producteurs, qui s’engagent donc à ne produire que ce qui leur est alloué. En échange, ils acceptent que les prix ne soient pas soumis à l’offre et la demande, mais plafonnés. Si le marché se développe, on offrira aux enchères des quotas additionnels. Comme l’achat de quotas est nécessaire pour accroître sa production (et donc ses revenus), il s’ensuit une appréciation de ces quotas. L’agriculteur accepte donc de limiter ses revenus, mais en échange il sait qu’à sa retraite, il pourra encaisser la valeur “appréciée” de ses quotas. Bien plus qu’un simple contrôle des prix, en somme.