On le sait : les documentaires du cinéaste américain Michael Moore tournent parfois les coins ronds. Scènes coupées, politiciens cités hors-contexte, montages suggestifs, le célèbre documentariste ne manque pas de tactiques pour prouver sa thèse : que les États-Unis sont un pays agressif et inéquitable où les intérêts des puissants l’emportent toujours sur le bien-être de la majorité. La formule connait un certain succès : Fahrenheit 9/11 a remporté la Palme d’or à Cannes en 2004.

au-dela-du-miroir.jpgFoutaises!, écrit Guy Millière dans Michael Moore, au-delà du miroir. Selon ce Français, journaliste, économiste et président de l’Institut Turgot, le cinéaste bedonnant est un propagandiste dangereux qui ment dès qu’il ouvre la bouche… ou allume sa caméra. On s’en doute : Guy Millière, un auteur célébré dans les blogues conservateurs qui estime que la stratégie américaine en Irak a été jusqu’à présent “couronnée de succès” – comme on peut lire dans cette interview –, a aussi une thèse à prouver. Mais son livre vaut sûrement la peine d’être lu, ne serait-ce que pour une vue, même déformée, de l’autre côté de la médaille…

Anick Perreault-Labelle

Pour en savoir plus :

La critique du blogue SPQR

La critique d’AgoraVox

Michael Moore, au-delà du miroir
Guy Millière
Editions du Rocher, 2008
240 pages


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