Jul
5
Génération d’idées : la revue générationnelle
July 5, 2008 |
Dernière arrivée sur le marché, cette revue songée se veut nouvelle, jeune, etc. Le hic, c’est qu’elle semble avoir volontairement accepté (ou intériorisé comme il faut dire maintenant) le riche héritage de langue de bois et de platitudes amoureusement amassé par les baby-boomers.
Quelques extraits du premier numéro :
« Au moment où l’endettement, le vieillissement de la population et d’autres problématiques sont à nos portes, nous devons nous responsabiliser, et cette responsabilisation doit passer par un regroupement collectif permettant l’échange et la mise en chantier de projets communs. »
« Parlons surtout d’un changement de paradigmes. »
« Nous cherchons des projets qui nous interpellent et où l’on réclame notre participation. »
« Montréal, aux prises avec ses sempiternelles querelles de clocher sur la mise en œuvre de grands projets porteurs de richesse économique. »
« (…) au nom du relativisme culturel, toutes les manifestations symboliques doivent se valoir, peu importe leur contenu réel (artistique, intellectuel et autre). Les œuvres réputées plus « difficiles » parce que moins accessibles se retrouvent donc marginalisées dans l’espace public, tandis que les produits plus populaires occupent le premier rang en raison de la logique marchande. »
« D’où la nécessité de s’interroger sur cette transformation fondamentale que notre perception de la culture est en train de subir et sur la signification politique d’un tel changement de paradigme. Faute de quoi, nous risquons de sombrer vers une véritable « indifférenciation » de la culture. »
« Le principal en cause : une narration homogène et monologique du monde. »
« Les conflits de valeurs étant inévitables dans une société pluraliste, nous avons besoin d’un espace public fort de ses propriétés de médiation, lieu d’expression et de négociation de systèmes de sens multiples et parfois contradictoires. Pour que le lien social qui nous unit soit fécond, il se doit d’être tissé de façon plurielle au sein
d’un espace symbolique où les multiples voix, subjectivités et représentations qui composent notre société arc-en-ciel se fassent entendre et interagissent. »
« Reste à savoir aussi si, en tant que société, nous saisirons la véritable mesure de cette problématique. »
« Nous sommes à la recherche d’un vrai discours public. Les échanges qui animent notre espace public sont trop souvent empreints d’une simplicité qui trahit la complexité des enjeux qui nous intéressent. »