Le comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international s’est penché sur le rôle de l’ACDI (l’Agence canadienne de développement international) en Afrique. Il ne s’en est pas relevé.

Extraits des rapports du comité :

« Près de la moitié des effectifs du Danemark, du Royaume-Uni et des Pays-Bas, consacrés au développement, sont affectés à l’étranger. En revanche, 81 p. 100 des effectifs de l’ACDI travaillent à l’administration centrale à Ottawa. »

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« (…) l’ACDI compte 1 500 employés à temps plein. Ce nombre dépasse largement celui de ses homologues dont le budget d’aide est de même taille que le sien. On serait porté à croire qu’une grande présence sur le terrain se traduise par des frais administratifs élevés, mais les frais administratifs de l’ACDI sont élevés malgré sa faible présence sur le terrain. »

« Jusqu’à ce jour, l’engagement du Canada envers l’Afrique a été fait à la pièce, incohérent, trop axé sur l’aide et peu structuré. »

« Le Comité a été impressionné par sa visite à Copenhague, où le programme d’aide du gouvernement danois est beaucoup plus transparent qu’au Canada. »

« Nous estimons que la présente liste d’admissibilité de l’ACDI est gonflée et illogique. Il faudrait supprimer l’aide canadienne aux pays qui ne satisfont pas aux critères susmentionnés. De plus, il faudrait concentrer l’aide dans moins d’une dizaine de pays d’Afrique. Le Comité a appris que le Canada est encore, parmi les 150 pays donateurs, celui qui disperse le plus son aide et que la plupart des donateurs concentrent leur aide dans quelques grands pays ou régions récipiendaires. »


Commentaires

1 Comment so far

  1. Seb on April 1, 2008 5:26 pm

    Un article intéressant sur la “concurrence” entre la Chine et la France sur le continent africain
    http://www.hautcourant.com/La-francafrique-a-l-epreuve-de-la,304

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