greenland

Le Québec et le Groënland
Un intéressant article d’André Binette, avocat, co-président de la Commission d’étude sur l’autonomie gouvernementale du Nunavik (1999-2001) et l’un des rarissimes Québécois a avoir visité le Groënland.

1479788-nuuk-skyline-11Toujours sur le Groënland, une chronique parue dans L’Express :
Le pays vert suscite les convoitises

La fin du colonialisme et de la haine contre les Danois
Dans un référendum organisé au Groenland, la population de la plus grande île du monde s’est clairement prononcée en faveur d’une plus grande autonomie par rapport au Danemark. Le quotidien Berlingske Tidende salue ce résultat même s’il reste encore un long chemin à parcourir jusqu’à une véritable indépendance. “L’essentiel est que les Groenlandais puissent prendre des décisions et en porter eux-mêmes la responsabilité. Le Danemark a balisé le chemin qui mène vers cette évolution et restera par la suite disposé à apporter son aide, mais la responsabilité économique et sociale appartient dorénavant aux Groenlandais. Le Groenland décide dans quel domaine il souhaite obtenir l’aide du Danemark, lequel, de son côté, ne doit pas se sentir obligé d’aller au-dlà de ce qui a été convenu. Les accusations sur le colonialisme et la ‘haine des Danois’ font maintenant partie du passé. Sur le long terme, on peut compter sur un Groenland indépendant, qui pourra, s’il le souhaite, être lié au Danemark, dans une ‘association libre’ c’est-à-dire un accord volontaire entre des nations égales en droit. C’est ainsi que cela doit être.” (Revue de presse d’euro|topics)

sri-lanka-guerre-2008Un documentaire de la BBC :

Srilanka Hotspots
- Part-1 (9.54)
- Part-2 (9.55)
Hot spots in history of Sri Lanka- part 2 (8.53)

pa130Boire à sa source
Propos recueillis par Marie Riopel

Muse des Michel Tremblay, André Brassard et bien d’autres, Rita Lafontaine demeure une femme simple, aussi passionnée par la vie que par son métier. Et, même quand on ne la voit pas beaucoup au petit écran, ses semaines bourdonnent d’activités.

Canal Académie vous propose plusieurs émissions qui décryptent la crise financière actuelle.

9782070121304- Jean-Luc Gréau developpe ce qu’il appelle dans son ouvrage La trahison des économistes ; une trahison principalement intellectuelle, travestissant Smith Mill, Schumpeter, oubliant Malthus, ruinant Keynes.

- Entretien avec André Lévy-Lang, observateur privilégié de la planète finances, auteur d’un ouvrage sur les dérives bancaires et boursières.

- Jacques-Henri David, président du groupe Deutsche Bank en France, expert du monde financier, développe les raisons et les conséquences de la crise financière mondiale

le_roman_vrai- Olivier Pastré, auteur du Roman vrai de la crise financière, invite à une réflexion sur les conséquences de la crise financière qui risquent d’atteindre le secteur bancaire, au niveau mondial, européen et français.

- Entretien avec René Ricol, expert financier, auteur du rapport sur la crise financière mondiale, remis en septembre 2008 au président de la République. Il préconise une gestion plus “politique” des crises.

- Crise financière ou crise morale ?
Écoutez la dernière analyse de Philippe Jurgensen, professeur d’économie à Sciences Po Paris.

- Philippe Jurgensen vous éclaire également sur les dangers de l’épargne liquide. Face à la crise économique, la préférence pour l’argent disponible immédiatement conduit à fuir les investissements ou placements à long terme et à préférer la liquidité.

Ne manquez pas nos émissions en compagnie de Jacques de Larosière, ancien directeur général du FMI et ancien gouverneur de la Banque de France, qui a expliqué le phénomène de crise des subprimes dès ses débuts en 2007 :

- Retour sur la crise financière de l’été 2007

- Pourquoi les pays émergents sont-ils épargnés par la crise financière ?

9782896460533238 ans derrière les barreaux
France Paradis
Novalis, 2008.

Pendant trente-huit ans, André Patry, le père Jean, a été l’aumônier de la prison la plus « dure », la plus violente du Québec : Bordeaux. Il a consacré sa vie à accompagner les prisonniers, à écouter leurs confidences, à leur parler de l’amour inconditionnel de Dieu.

Avec sa grande soif d’absolu, il a choisi de s’engager auprès des marginaux, des personnes les plus exclues et rejetées de la société. Pour lui, pas question de porter un jugement sur ces gars derrière les barreaux, quels que soient les délits, meurtres ou viols qu’ils ont pu commettre : ils ont déjà été assez jugés par d’autres. Bien sûr, il ne cautionnait jamais ces actes pour autant. Il s’était donné pour principe d’ « être complice de tout le bien qui est dans une personne, sans cautionner le mal qu’elle a pu faire ou fait encore » (p.55). Par ailleurs, il n’a jamais dérogé à son « ascèse de non-curiosité » : il n’a  jamais demandé à un détenu pourquoi il était en prison (voir l’extrait plus bas).

Sous la plume de France Paradis, on découvre un personnage singulier et d’une profonde humanité, « tête de cochon » à ses heures, pour qui les bases de la foi sont la charité et l’amour. L’auteure raconte l’histoire fascinante du père Jean – qu’elle connaît depuis près de vingt ans –, d’une manière toute personnelle, sans complaisance. Elle-même devenue bénévole auprès des prisonniers à son contact, elle nous permet une incursion intéressante dans un monde méconnu, parfois surprenant, où rien n’est impossible…

Delphine Vandycke

Photo: François Roy, La PresseAscèse de non-curiosité : « André y voit un moyen sûr d’aimer les personnes pour ce qu’elles sont aujourd’hui, sans traîner le poids du passé. Quand on refuse de s’intéresser au passé, notre regard est nécessairement différent, non pas empli de choses qu’on ne peut pas changer (le passé), mais plein de tout ce qui est encore possible dans l’avenir. Il décide sur-le-champ d’adopter cette façon de faire. En trente-huit ans de sacerdoce en milieu carcéral, jamais une seule fois André n’a demandé à un gars pourquoi il était en prison. »  (p.23)
(Photo par François Roy, La Presse)

Sur l’auteure : France Paradis est conférencière et auteure. Son travail d’écriture documentaire pour la télévision lui a valu d’être mise en nomination deux fois pour le prix Gémeaux  de meilleure recherche documentaire, en 1993 et 2001. Elle est la coidéatrice de la série Temps dur diffusée à Radio-Canada en 2004. Elle travaille actuellement à une nouvelle télésérie.

Quelques liens:

Article publié dans La Presse

Description du livre

Site personnel de l’auteure

Discussion entre le père Jean et France Paradis, à Radio-Canada

38 ans derrière les barreaux : l’histoire du père Jean
France Paradis ; postface de Réal Simard.

Ottawa : Novalis, 2008.

152 pages

hossein_derakhshan_140x140Une nouvelle du National Post

Il y a deux ans, le Kiosque signalait le blogue de cet Iranien courageux.

(Source photo : Hossein “Hoder” Derakhshan)

Le Christian Science Monitor deviendra en avril prochain le premier quotidien national américain à laisser tomber l’imprimé pour lnternet. Le Devoir a publié des extraits du livre d’Antoine Char Deadline America, qui décrivent ce quotidien particulier.

C’est sans doute la lecture du poème épique La Araucana du conquistador Alonso de Ercilla (traduit par Voltaire) qui révèlera à Tounens son royal destin. Ce poème fut écrit à la gloire des mapuches (rebaptisés araucans par les espagnols), peuple fier et insoumis qui a repoussé les Incas au XV° siècle, réussi à contenir les assauts des envahisseurs espagnols du XVI° au XIX° siècle, avant de s’incliner face à l’armée de la nouvelle République du Chili. Les mapuches au sud du Chili vivaient en clans éparses, ne se réunissant sous l’autorité d’un chef qu’en période de conflit. Dans l’esprit de Tounens, il ne manque à ce peuple qu’un souverain; seul contre tous, il se fera donc fort d’aller se faire élire Roi de Patagonie et d’Araucanie par ses futurs sujets. Ce Français va réussir, un certain temps.

Pour en savoir plus :

Orélie-Antoine de Tounens, Roi de Patagonie et d’Araucanie

Antoine de Tounens dans Wikipédia

Site des partisans d’Antoine : www.araucanie.com

Strange maps : The Forgotten Kingdom of Araucania-Patagonia

Le vrai visage de Cléopâtre
Oubliez Elizabeth Taylor!


Anatomy of a Meldown: The Credit Crisis
Dans une série de trois articles, le Washington Post dissèque la crise du crédit.

Les pires conneries journalistiques de l’année
Il y a les prix Pulitzer, qui récompensent les meilleurs journalistes, et les P.U.-Litzer, qui soulignent les pires conneries de la profession. Ceux de 2008 sont en ligne.

Bâtisseur de palais
Depuis 30 ans, Michel Phaneuf, l’auteur du Guide du vin, est «le nez et la bouche des Québécois».

Conférence de l’historien iconoclaste Niall Ferguson sur la crise
Le Kiosque avait parlé de cet auteur (cliquez ici!)

Le tableau noir de la presse américaine
(Cliquez sur les petits ballons)

Aussi :
La presse américaine, une espèce en danger ?

Lu, avec surprise, dans L’Aut’ Journal :
Robert Mugabe, un bouc émissaire?
par Aminata D Traore, Ancienne ministre, Essayiste, Animatrice du Forum pour un Autre Mali (FORAM)

Comme chaque année la Britain’s Literary Review a fait son choix de candidats. Parmi les élus (!) : Alastair Campbell, John Updike et Simon Sebag Montefiore. Les extraits valent le détour!

Sur le même sujet :

How not to write a sex scene
Extracts from some of the books shortlisted for this year’s Bad Sex award.


Un long article du New Yorker

Musique d’ascenseur? La compagnie Muzak vend environ une centaine de programmes pré-enregistrés et plusieurs centaines taillés sur mesure pour une clientèle précise. Seul le programme “Environmental” correspond vraiment au stéréotype…

Extraits:

« Muzak, for many people, was the first manifestation of a phenomenon that is now so familiar we scarcely notice it: the shifting, and frequently inescapable, soundtrack of everyday life. »

« All of Muzak’s other programs are drawn from the company’s huge digital inventory, called the Well, which contains more than 1.5 million commercially recorded songs, representing dozens of genres and subgenres-acid jazz, heavy metal, shag, neo-soul, contemporary Italian-and is growing at the rate of twenty thousand songs a month. (Some record labels now upload new releases directly to the company, which, like a radio station, pays licensing fees for the songs it uses.) »

« Take Armani Exchange. Shoppers there are looking for clothes that are hip and chic and cool. They’re twenty-five to thirty-five years old, and they want something to wear to a party or a club, and as they shop they want to feel like they’re already there. So you make the store sound like the coolest bar in town. You think about that when you pick the songs, and you pay special attention to the sequencing, and then you cross-fade and beat-match and never break the momentum, because you want the program to sound like a d.j.’s mix. »

« McKelvey, a creative manager at Muzak, is one of twenty-two “audio architects”-the company’s term for its program designers. »

« Several years later, Collis was doing an engineering job for Muzak. He told me, “I walked into a store and understood: this is just like a movie. The company has built a set, and they’ve hired actors and given them costumes and taught them their lines, and every day they open their doors and say, ‘Let’s put on a show.’ It was retail theatre. And I realized then that Muzak’s business wasn’t really about selling music. It was about selling emotion-about finding the soundtrack that would make this store or that restaurant feel like something, rather than being just an intellectual proposition. »

« In 1997, the company adopted Collis’s concept-the main element of which he called audio architecture-essentially in its entirety. Muzak went through an exhilarating period of self-examination and redefinition, and moved its headquarters from Seattle to Fort Mill-mainly for economic reasons, but also to sever itself from its stodgy past. In a relatively short time, it transformed itself from a company that sold boring background music into one that was engaged in a far more interesting activity, which it called audio branding. »

« A business’s background music is like an aural pheromone. It attracts some customers and repels others, and it gives pedestrians walking past the front door an immediate clue about whether they belong inside. »

« “Our biggest competitor,” a member of Muzak’s marketing department told me, “is silence”.»

Alexandre Dumas : «Les inventions de Dan Brown? Laissez-moi rire!»
Dominique Jamet avait imaginé, pour Marianne, une série d’entretiens posthumes avec les plus grands auteurs français, de Rabelais à Sartre. Pour ceux qui n’avaient pas eu la chance de les lire en 2006, nous les republions dans leur intégralité. Aujourd’hui, Alexandre Dumas.

Par Strange Maps
(Une carte de l’artiste Justine Smith)

Bernard Madoff, célèbre gestionnaire de fonds et ancien président du conseil d’administration du Nasdaq, est accusé d’avoir monté une gigantesque fraude pyramidale portant sur quelque 50 milliards de dollars. Madoff a suivi le modèle de Charles Ponzi. Cet escroc italien, qui avait déjà sévi à Montréal, a été le père des ventes pyramidales. Il promettait 100 % d’intérêts en quatre-vingt-dix jours. Certains les ont obtenus, explique cet article du American Heritage.

Un reportage de NPR (radio) sur Ponzi.